Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 09:04

 

Ce que l’on appelle Madagascar est un bloc de terre qui nage dans l’ouest de l’océan indien. Le coeur de l’île est occupé par les « hauts plateaux » recouverts de rizières ordonnées. Cet espace est habité par les « Mérina », une ethnie d’origine indonésienne dont les représentants actuels ont les cheveux lisses et la peau claire. Ce peuple domine politiquement et culturellement le pays, le maire de la capitale ainsi que le président de la république sont issu de cette région.

Sur les côtes, différentes ethnies  cohabitent, on les regroupe sous le nom de « Côtiers ». Ils ont les cheveux crépus et la  peau foncée. Il existe une grande défiance entre ces ethnies et les Merina.

Fort-Dauphin est une ville côtière très isolée dans le pays puisqu’il faut trois jours de taxis brousse, sur des routes outrageusement vieilles, pour rejoindre Tananarive. De belles plages, des maisons de bois, proches de nos paillotes corses  et des arbres fruitiers forment, en même temps qu’un Eden quotidien, la périphérie de la cité. Un voyageur qui visiterait ce chef lieu ne pourrait utiliser de cartes car il en existe aucune, mais il découvrirait son urbanisme des matériaux : d’en haut la ville dure contemple la ville de bois. Dans l’espace de brique et de béton  trônent de vieux bâtiments coloniaux solidement effrités qui rappellent  que le pays est indépendant depuis 50 ans. Ces immenses battisses vides semblent pleurer une agitation disparue.

La ville basse est une prolifération de cabanons anarchiques qui ont toutes les formes du monde évoquant ainsi les chefs d’œuvres cubistes.

A la jonction de ces deux zones, la vie explose : c’est le marché. Espace délirant ou tout l’univers est disposé à même le sol. Des fruits radieux coexistent avec d’infâmes paillassons, d’inutiles objets nous attendent au détour de chaque passage, la vitalité des mouches côtoie la raideur des cadavres de zébus.

Les autochtones sont un mystère. Gorgés de ce qui nous semble être des paradoxes, les Malgaches coulent une vie paisiblement difficile. La jeunesse de ces hommes et de ces femmes est un souffle qui atteint tout nouvel arrivant : enfants, adolescents, jeunes mères, hommes puissants marchent et courent dans toute la ville. Les autres semblent absents. Absents pour l’étranger seulement car les antiques âmes sont là pour leurs descendants. Les esprits, les fantômes, les monstres accompagnent le cœur des Malgaches à chaque battement.

Cette vigoureuse population est pourtant gravement handicapée : une maladie chronique, la pauvreté, frappe tous les autochtones. La misère pleine de crasse drape de son linge sale tout le pays qui pourtant vit en paix.

La vie sociale est doublement encadrée, par un pouvoir moderne hérité de notre Histoire et par un pouvoir ancien hérité de la leur.

Il y a les lois de l’Etat qui ne sont pas ou prou respectés car ici personne n’est plus pauvre qu’un fonctionnaire. Le pays passe son temps à scier la branche sur laquelle il veut s’asseoir.

Le quotidien est surtout régulé par la tradition. Les « fady » sont des interdits plus puissants que n’importe quelle administration. Il rôdent dans chaque temps, dans chaque mesure de la musique journalière. De l’endroit où j’urine jusqu'à l’heure où je peux vendre du sel, les « fady » sont là.

Cette vie s’accommode facilement de technologie, des téléphones portables, tels des tiques, sont collés aux oreilles des habitants dont on ne sait s’ils dialoguent avec les vivants ou les morts.

Par Ariane et Mathias
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 13:00
Par Ariane et Mathias
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 11:07
Tuléar, juste après le cyclone. On pourrait presque se déplacer dans les rues en pirogue.





































La cascade des nymphes dans le parc naturel d'Isalo. (Les nymphes, ce sont, contre toute attente, ... des grenouilles.)

Tressage du raphia, matière phare du commerce malgache transformée en chapeaux, sacs, lanières.
La solidarité malgache dans le travail... difficulté de la tâche oblige.

Un mélange de méfiance, de fierté, de lassitude, d'indifférence? Tout le mystère de la culture malgache, qui reste à élucider.
Re
Fianarantsoa : remontons vers Tana. Saison des pluies, mais les Malgaches ont tout prévu. Les pousse-pousse sont bâchés.
De retour à Fort- Dauphin. Les pluies sont finies. Restent les flaques!
Par Ariane et Mathias
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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /Déc /2007 10:06
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Eh oui, à Mada, on n'enseigne pas, mais on enseinge les élèves. Pas glorieux...

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Bon, voilà, c'est fait. Lui et moi.
Par Ariane et Mathias
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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /Déc /2007 10:03
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Lokaro, village de pêcheurs, aux lagons turquoise, près de Fort-Dauphin.
Par Ariane et Mathias
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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /Déc /2007 09:06
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La classe de 6e, presque au complet.



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La ville, et un personnage-mystère, qui se cache derrière son sac à dos, au premier plan à gauche.

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Femme au bébé, et pêcheur négociant. (On dirait le titre d'une toile)

Voilà de quoi satisfaire un  peu plus, je crois, ceux qui veulent des photos. Tenant compte de toutes les remarques, nous allons songer à faire des photos de nous, et vous en transemettre un ou deux. 
En tout cas, joyeuses fêtes à tout le monde.
Par Ariane et Mathias
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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /Déc /2007 09:04
undefined undefined Les vues depuis chez nous, dans le brouillard ou sous la pluie, entre deux journées de plage, ou de transpiration à 40 degrés.
Par Ariane et Mathias
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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /Nov /2007 09:33

Oups, nous revoilà enfin.

 

Rubrique météo

Dimanche 4 novembre : La chaleur est lourde. Les jours derniers étaient orageux, Madagascar est en train de changer de saison. C’est un silence de plomb. Les lingères ont travaillé toute la matinée. Chaque dimanche est une fête. A côté de chez nous, les bords lacustres sont l’occasion pour les femmes de se retrouver pour laver leur linge (et celui de toute la famille…). Les vêtements étalés sur les herbes hautes aux alentours forment un patchwork aux dimensions géantes, aux couleurs bariolées, aux étranges formes trouées. Puis à la grande cérémonie de la lessive, ont succédé les cris des enfants jouant entre les tissus étendus. 

Pendant un mois, le vent a remué ciel et terre. , aveuglant, fouettant, cinglant les visages, s’infiltrant dans les maisons, les salles de classe, laissant sur son passage une couche, parfois étonnamment épaisse, de sable et de poussière.

 

            Rubrique géographie

            Le chemin de l’école.

            Des nouvelles de mon vélo chinois : étant à plat pour la énième fois, je prends une décision irréversible. Le lendemain, j’achetais le vélo le plus cher de tout Fort-Dauphin. Bref, à présent, fini le chemin de l’école d’une demi-heure à travers les dunes. Je faisais une à deux heures de marche énergique par jour. Mais c’est le seul sport à faire. (La natation est difficile car il y a eu beaucoup de vent sur les côtes et des vagues très dangereuses.) J’emprunte la « route QMM », la seule goudronnée de la ville et de ses environs.

 

L’école

            Depuis la rentrée, chaque jour a fait l’objet d’un nouveau bouleversement. Le proviseur s’est avéré incompétent et non motivé dans la gestion de ce nouveau lycée, où tout est à créer. Ni une ni deux, voilà Mathias propulsé au rang de proviseur. Sur la planche, tous les emplois du temps à revoir, la gestion du personnel, la répartition des tâches, le projet d’établissement à rédiger et mettre en place, le dossier d’homologation. Inutile de dire que les vacances de la Toussaint étaient les bienvenues… même s’il a fallu aller tous les jours à l’école pour se mettre à jour dans tous les dossiers en cours.

            L’enseignement avec les élèves est un réel plaisir. Ils ont, tous !, bon esprit, et rivalisent de motivation, de travail et de volonté. 

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Rubrique excursions

            Malgré tout, quelques moments de détente pendant les vacances :

- la réserve de lémuriens : tout doux comme des peluches, ils nous sautent dessus dès qu’un banane est en vue.

- La baie de Lokaro : des criques toutes plus photogéniques les unes que les autres, avec l’eau turquoise, le sable fin et les cocotiers. Bref, rien ne manque pour un cliché de l’île.

- Le village d’Ambinanibe. Nous sommes partis à une demi-heure de vélo à travers les routes caillouteuses et sablonneuses, rendre visite à l’instituteur du village, dont nous avons eu l’occasion de faire la connaissance : une école qui ressemble à un entrepôt. Le toit s’effondre à moitié, les murs sont noirs. Il nous montre avec fierté de vieilles tables d’élèves à encriers, rayées par de nombreuses inscriptions d’élèves, don de je ne sais plus quel village français. Ce sont effectivement ses meilleurs tables.

- Le pic Saint-Louis : sommet que nous voyons tous les jours depuis la baie vitrée de l’appartement. Nous n’avons pas trouvé le début de la piste balisée. Du coup, l’ascension s’est avérée très sportive. Comme nous commencions à escalader un rocher, un jeune Malgache  nous crie que ce n’est pas le bon chemin, et nous guide sur un sentier un peu plus praticables. Manque de chance, à un endroit donné, c’est las partie brûlée de la montagne. (Les opposants au parti avaient incendié le mont en signe de protestation lors des élections législatives). Le sentier est donc complètement effacé. Nous continuons au hasard. Arrivés à quelques centaines de mètres du sommet, je me pense prise pour cible par deux aigles qui tournoient autour de nous. Nous comprenons qu’ils sont attirés par les nuées de criquets qui s’envolent sur notre passage. Quoi qu’il en soit, observer les serres de la bête à deux ou trois mètres de ma tête ne me rassure pas du tout. Je ne fais pas la fière et redescends la montagne aussi vite que je le peux, en tenant un bâton au-dessus de ma tête en cas d’attaque. Cela semble bien ridicule, mais j’avais lu avant le départ que les vautours à Madagascar en cas de sécheresse et de famine, s’attaquaient aux zébus vivants pour se nourrir… Bref, belle promenade, riche en émotions.

 

Vie quotidienne et les petits détails épiques du quotidien

Ici tout est luxe : la plupart des gens doivent se lever tôt (quatre heures) pour aller chercher des seaux d’eau. Au puits, ils font la queue : dix ou douze seaux attendent d’être remplis. Il ne s’agit pas de brosser un portrait pathétique. Le sable est noirci, souillé par des bouteilles en plastique, des morceaux de tôle rouillée, rares éléments que l’on ne récupère pas ici. Les vieilles boîtes de conserve sont précieuses et toutes réutilisés comme contenants pour des cacahuètes ou comme doseurs pour la vente du riz.

L’équipement et certains aliments sont parfois difficiles à trouver : un de mes premiers achats, un balai artisanal dont les épines d’arbres qui forment les franges sont fixées entre elles par une boîte de lait concentrée écrasée et clouée.

 

Rubrique gastronomie

Pour les yaourts, j’ai trouvé une petite cabane qui en fabrique. Je suis devenu une fan inconditionnelle des yaourts maison. Mais parfois il n’y a pas de yaourt car le lait n’est pas arrivé de la brousse ! Monsieur Yaourt, oui, oui, c’est bien son nom, me fait des yaourts seulement pour moi car je lui en demande des sans sucre. Il me téléphone dès que c’est prêt. Un jour, je lui ai demandé directement du lait de la brousse. Comme je lui demandais naïvement pourquoi il l’avait fait bouillir, il me demande tout effrayé : « Comment ? Mais vous ne faites pas toujours bouillir votre lait avant de le boire ? ». J’ai dû lui répondre, piteuse, que d’habitude, le lait que je bois sort d’une brique en carton.

Les Malgaches connaissent la baguette, mais on a l’impression de manger tantôt du carton, tantôt du chewing-gum. D’autre part, la boulangerie se trouve au marché, à 20 minutes de chez nous. Du coup, la plupart du temps, je fais moi-même le pain. Idem pour les confitures : les bananes, qui ne coûtent rien, font une base parfaite. On peut y rajouter au choix, papaye ou coeur de boeuf. Deux nouveaux fruits de saison, très attendus, viennent d’arriver sur le marché : mangues et litchis. Quant aux pommes, il faut oublier. J’en ai vu une fois dans  l’épicerie d’une des trois stations-essence de la ville (lieu privilégié pour la vente des produits français) : 20 euros le kilo !

 

Je n’oublie pas le proverbe du mois (ils sont faciles à trouver : il y en a un sur chaque lamba (le vêtement traditionnel des femmes = pièce de tissu enroulée en paréo autour de la taille, ou qui sert aussi de porte-bébé dans le dos !) :

            Si la route fait de détours, c’est à cause des champs de patates.

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Par Ariane et Mathias
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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /Sep /2007 08:01
Par Ariane et Mathias
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 15:16

 

A Tolagnaro (Fort-Dauphin) 

Puis c’est l’isolement : huit jours dans ce qui pourrait passer pour une île déserte. Arrivée en avion impressionnante : survol de la mer, quart de tour, virée en plein sur le lac, puis atterrissage sur la piste entre les montagnes et l’eau. Le chauffeur, qui nous attendait, un employé de la société QMM, ne nous dit pas un mot. On se sent comme kidnappés. Le trajet qui mène à l’hôtel traverse un désert de roche, en fait la carrière de QMM. Puis on s’enfile à la tombée du jour sur une piste de terre battue rouge telle celle d’un terrain de tennis, au milieu de la brousse, bordée de haute végétation, d’aloès, de pins. Univers fantastique, décor de film. La route débouche sur un terre-plein qui ne comporte rien d’autre que le panneau en bois :  « parking » ! Encore quelques pas dans le sable, et on parvient au bord d’un immense lac. On découvre plus tard les bungalows cachés et disposés dans les feuillages. Au milieu de nulle part, sort la gérante vazaha de l’hôtel, dans une autre vie coiffeuse en France.

Dicton du jour : Un Malgache qui ne parle pas français n’est pas très bavard !

 

Les cloches résonnent au loin , de l’autre côté du lac. Celui-ci communique en réalité avec la mer de temps en temps lorsque les rouleaux gigantesques parviennent à recouvrir le large banc de sable qui les sépare. C’est l’un des deux grands lacs autour de la ville. Dans la balade qui mène jusqu’à l’étendue sableuse, c’est la traversée des premiers villages : Ambinanibe. Lors de notre passage, tous arrêtent leurs occupations diverses pour nous regarder avec de grands yeux. Les femmes ont encore les mains dans leur bassine pleine de linge et de lessive. D’autres sont dans l’eau, à mi-mollets, et rincent les vêtements. Les hommes et les jeunes garçons, de l’eau jusqu’à la taille, promènent un filet pour récupérer crevettes ou crabes. Ceux qui sont sur la berge réparent les pirogues, le tout au milieu de quelques poules et poussins. Ils sont à quelques mètres de leurs habitations, cabanes de bois recouvertes de feuilles de palmiers séchées et roulées. Tantôt vers la gauche tantôt vers la droite selon les appels, nous saluons en agitant la main ou en prononçant « salame ! », en réponse au « bonjour Vazaha ! » des tout petits.  En chemin, l’instituteur du village nous interpelle et nous invite à repasser chez lui un jour pour partager nos pratiques d’enseignement. Il se montre très intéressé par l’évaluation par compétences. 

L’après-midi, visite de Fort-Dauphin, ville haute, ville basse.  Les rues sont calmes, voire désertes, à l’opposé de l’effervescence de la capitale. Une jeune femme ivre nous souhaite la bienvenue et nous dit regretter l’Indépendance, qui n’a été souhaitée que par les « vieux », nostalgique du temps où Madagascar était, quand même, un peu plus riche que maintenant. Toutes nos tentatives de démarches échouent. Nous arrivons soit trop tôt, soit trop tard… Il faut dire que la boutique orange n’est ouverte que de 15h à 16h30.

Au marché, nous cherchons du miel. De petites bouteilles en plastique gardant l’étiquette « rhum » contiennent un liquide doré qui y ressemble. Lorsque je demande, pour vérifier : « Inona ity ? » (qu’est-ce que c’est ?), à trois mètres à la ronde , on éclate de rire. La vendeuse prononce l’évidence. C’était bien du miel.

 

 

Malgré toutes ces découvertes, l’ennui se fait bientôt sentir à Vinanibe : une navette nous emmène parfois en ville, mais pas tous les jours. Par désoeuvrement, nous faisons du canoé dans le lac. Je sais, il y a plus à plaindre que nous….Il demeure que nous n’avons qu’une hâte, c’est d’emménager dans nos nouveaux logements. Tous les jours, on nous promet de nous y emmener, mais il  semble qu’ils ne soient pas encore prêts. Nous avons rencontré les trois autres Français qui vont travailler avec nous : le directeur et deux autres profs. Nous avons amplement le temps de faire connaissance. Nous commençons à éprouver de façon plus concrète le fameux « mora mora » (doucement doucement) malgache.

Par Ariane et Mathias
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